Vues de l'exposition à la maison de la culture de Atlantida du 15 au 20 juin 2015
Présentation publique avec intervention d'un biologiste qui complémentait les informations en fonction de mon parcours.
Des images de l'exposition présentée à l'Alliance Française du 5 au 18 juin 2015
Présentation publique le 5 juin avec deux scientifiques invités, un biologiste et un paléontologue, qui complémentaient la conférence par leur points de vue de spécialistes sur le territoire
parcouru.
Atelier de reliure organisé par Enzo à la Casa Wang. À la fin, chacun repart avec son livre.
Taller de encuadernacion organizado por Enzo en Casa Wang. Al final, cada uno se va con su propio libro.
Museum National d'Histoire Naturelle de Montevideo
Moulage en résine d'inclusion avec escargots intégrés dans un moule latex fait à partir d'un fossile de gliptodonte (15000-10000ans).
Ici, contrairement à Josélo qui m'accompagnait pour la session canoe, les paléontologues croient aux dinosaures! :)
Sortie avec les chevaux de la ferme en compagnie de mon cousin Ivan, qui a enfin un peu de temps à m'accorder.
Direction la plage d'Atlantida, où nous avons la chance de rencontrer un jeune loup de mer, trop jeune encore pour avoir appris à se méfier. Tres belle journée, sans aucun doute la meilleure
depuis que je suis revenu à Atlantida il y a 1 mois et demi de cela.
La casa Wang
ciudad vieja, Montevideo
mon deuxième atelier quand je suis ici!
Session dessin jusqu'à 5h du matin avec Enzo, artiste et photographe argentin en résidence ici. La maison est prêtée gratuitement par le propriétaire qui ne l'utilise pas à des artistes, muralistes et illustrateurs sous la condition de l'utiliser comme ateliers de création et y organiser des portes ouvertes de temps en temps: génial!
Avis aux propriétaires: je cherche un atelier gratuit dans le même genre aux alentours d'Annecy pour mon retour en France!
Une visite murale de Montevideo...
Rendez-vous avec le paléontologue Andres Rinderknecht au musée d'Histoire Naturelle de Montevideo, où j'ai droit à une visite personnelle des réserves. Un passionné, qui m'abreuve d'informations,
et répond en grande partie à la liste de questions que j'avais préparé auparavant au sujet de la mégafaune du Pléistocène en Amérique, disparue mystérieusement il y a 10000 ans, peu après
l'arrivée de l'humain sur ce continent. Des fossiles de glyptodontes, de paresseux géants, toxodontes, paleolamas, stegomastodontes et tigres à dents de sabre, des poissons en bocaux, animaux
archivés, inventoriés. J'ai même l'incroyable chance de pouvoir tenir un œuf de dinosaure entre mes mains!
Une sortie à Montevideo qui a été une vraie bouffée d'oxygène, c'est assez paradoxale pour une sortie en ville? Pourtant après m'être enterré 2 semaines à Atlantida à dévellopper des idées
noires, je suis tombé au hasard d'une rue sur cette peinture murale, qui m'a fait un bien fou:
Ici, peindre sur un mur d'un vieux bâtiment désaffecté ou inutilisé n'est pas répréhendé par les autorités, au contraire presque encouragé. Parfois même demandé par les propriétaires. Ce qui
développe une forme d'art urbain beaucoup plus conséquent et imposant que dans la pratique dite "vandale" (sous-partie du graffitti, lui-même sous-partie du street art). Conséquence: plus de
dessin, et si lettrage il y a, celui-ci se voit beaucoup plus abouti que dans une action illégale. Et la qualité s'en ressent dans l'ensemble de la ville. Plus de street art, c'est toujours plus
de liberté, et moins d'espace pour ceux qui contrôlent les images et leur langage: je parle des vendeurs de vent, les marchands de sable et de graines stériles contrôlant les rues, nos façon de
penser les réalités et nos imaginations. Où l'assistance au consommateur devient la norme, où l'on fait passer la communication marketing ou le design et la mode pour de l'art, où la société paie
en argent tout ce à quoi elle accorde de la valeur. Et met de côté les créateurs d'autres réalités. Celui (ou celle) qui agit et cherche à repenser le monde au lieu de le dé-penser devient une
menace pour le système, artiste, médiateur et créateur de lien social, esprit critique, curieux ou inventeur, celui qui doute, celui qui sait qu'ailleurs en d'autres temps il n'en a pas toujours
été ainsi. Je découvre cependant ici en Uruguay une notion de la valeur différente que celle pratiquée en France: le sentiment qu'ici la rue appartient (au moins un peu plus) au peuple, puisqu'on
y voit des slogans politiques sur les murs, et dans de nombreuses villes des "comités d'actions poétiques" qui se chargent de les recouvrir de textes suggestifs. Quand on lève les yeux dans une
rue en France, on distingue sans difficultés les nombreux artéfacts de rêves, vendus à prix TTC réduits. Ceux -ci masquent partiellement l'histoire visible d'un lieu (les édifices), et
durablement le passé que l'on veut ignorer. La vie parfois gêne, l'arbre qui pousse, pissenlit, chénopode ou amarante urbains n'ont pas droits de cité, pas plus que de l'art non-historique et
reconnu, sécurisé en bocaux de formol (je devrais dire d'alcool, puisqu'on sait maintenant que le formol détruit l'ADN, mais c'est peut-être le but?).
Depuis quelques semaines me voilà revenu à Atlantida. Un temps d'adaptation fut nécessaire afin de trouver mes marques. J'ai depuis commencé à me créer un petit atelier où je dessine et pratique
de petites sculptures. Je vais régulièrement à la plage à la recherche de matériaux, et expérimente avec ce que j'ai sous la main. Peu de rencontre ici, la famille qui m'héberge est très occupée,
Gustavo se présente aux élections municipales. J'ai fait la rencontre de Mauro, qui pratique le batik. J'ai accès à son atelier où il est également possible de travailler le bois, la soudure,
etc.. Sur une de images on peut le découvrir en train de m'aider à la réalisation d'un batik (dessins encres et cire sur textile).
San Gregorio Polanco
Arrivé en canoé, je m'installe au camping, cherche un moyen de transport nautique jusqu'à Paso de los Toros. Mais au mieux des pêcheurs peuvent me laisser sur une île à mi-chemin, ce qui
risquerait d'être plus contraignant qu'autre chose. Personne ne fait ce trajet par l'eau je dois me résoudre à abandonner l'idée. Je visite la ville. Celle-ci est connue pour les nombreuses
peintures murales qui la caractérisent, à l'initiative d'une association et en collaboration avec la mairie et des privés qui offrent leurs murs à peindre. Une autre initiative est de laisser
dans les rues d'anciens frigos peints transformés en bibliothèques où chacun peut laisser et récupérer des livres. Je rencontre différents responsables pour leur demander s'il est possible de
réaliser moi-même un mural puisque je suis là. Malheureusement, 14 persones sont déjà sur une liste d'attente, je n'aurai pas l'opportunité de faire quelque chose ici pour cette
fois.
Changement de moyen de transport, j'ai enfin réussi à vendre le vélo et la charrette à Tacuarembo, départ de Ansina avec le canoe (à moteur, malheureusement) de Pitingo, et la barque de Josélo. 5 jours de navigation, du matin au soir, juste le temps d'un court dessin et de sessions d'écritures sous les nuées de moustiques à la nuit tombée. 190 kms d'effectués sur le rio Tacuarembo et le rio Negro (rio Hum, en langue guarani), ça fait beaucoup, mais déçu d'avoir la sensation d'avoir fait ça au pas de course, sans pouvoir s'arrêter, être silencieux, observer les animaux, dessiner et faire des sculptures in situ. Mes guides, partisans du moindre effort, au bout de 2 coups de rame, me demandaient de m'arrêter, ne pas me fatiguer. Mégots et emballages de nourritures pendant la préparation du repas jetés autour d'eux, je suis vu comme un extraterrestre à les ramasser. Une réflexion suivie de rires incompréhensifs et je laisse tomber, je garde ma rancœur pour moi. Je fais connaissance de l'uruguayen (ou l'humain) moyen, fusil et canne à pêche, les poissons non mangés laissés morts sur la grève, rires gras et bruits de radio afin de mieux gâcher un cadre magnifique, d'imposer sa présence colonisatrice et sale, les sempiternels crachats autour d'eux (comment expliquer, avec un tel fossé, l'intérêt de marcher pieds nus sur la terre?). Parviendraient-ils à s'arrêter et écouter la musique du silence? Autrement que pour chasser la palombe? Désespérante et amère humanité..
Les photos sont donc, dans cette traversée au pas de course (même si le moteur va moins vite), prises souvent depuis l'embarcation, transporté comme un touriste en excursion de 2 heures, un colon écrasant de son empreinte autoritaire les lieux qui l'accueillent. Par la fuite d'oiseaux, elles retracent parfois cette omniprésente sensation de dérangement qui a pu m'animer durant ce voyage, avec ce corps expéditionnaire étranger à ce milieu. Une expérience somme toute intéressante, qui a pu m'ouvrir à d'autres points de vue, ceux du commun.
Retour del monte, aux naissances du río Queguay, excursion de 7 jours pendant la semaine du tourisme (nommée ainsi pour ne pas l'appeller semaine sainte, de pâques, par une volonté politique
areligieuse) en compagnie de 2 ichtyologistes (dont Iván, mon cousin), une neurobiologiste et leur famille. Camping au bord de la rivière à pêcher, faire quelques prélèvements scientifiques de
leur part au passage, et des prélèvements artistiques pour la mienne. Sessions de dessins et d'écriture.
Au milieu d'un désert d'herbes sèches, un paysage plat d'immenses prairies vides à perte de vue et à 360 degrés, pas même la lueur d'une ville dans la nuit. Des visites de vaches nocturnes dont
l'une d'elles me réveille en passant sous mon hamac, quelques cris d'oiseaux, et surtout un silence monopolisant les tympans.
Découverte de la "vieja del agua" (hypostomus commersoni), un poisson américain à squelette externe, donc sans arêtes, se nourrissant d'algues et de micro-organismes vivant dans la vase, capable
de vivre dans des milieux pauvres en oxigène ou pollués.
Apres Bella Union, nous avons encore roulé jusqu'a Artigas. Des complications techniques sur le velo de Sebastien le rendent de plus en plus incertain. Suite à ces difficultés, nous avons décidé de terminer là notre aventure en velo, après plus de 1000 kms de parcourus. Nous avons donc essayé de les vendre ainsi que la charette, mais la proximité avec le Brésil et le manque de travail dans cette ville font que nous n'avons trouvé personne pour les racheter. Nous avons donc décidé de prendre un bus jusqu'à Tacuarembo et de nous les faire envoyer. Nous espérons ici reussir à les vendre.
Ce matin presentation du projet Atlantide en direct sur Radio Tacuarembo afin de trouver des partenaires souhaitant continuer en navigation sur le rio Tacuarembo avec moi les 200 kms de riviere jusqu'a San Gregorio polanco. De plus je suis a la recherche d'un canoe a me faire preter et trouver une solution une fois la-bas pour que quelqu'un le remonte a Ansina. Un artiste m'a appele juste apres, je le rencontre demain afin de decouvrir son travail artistique. Visite du musee d'art ou les gardiennes me demande si c'est bien moi qu'elle viennent d'entendre parler a la radio.. Pour le canoe je continue a chercher des solutions. Seb s'en va sur l'Argentine pour faire du wwoofing, je poursuis seul. vais-je trouver des co-equipiers, ou vais-je faire 2 semaines de canoe seul en autonomie..?
Carnac moderne ou vestige atlante?
Connexion depuis Bella Union, la capitale nationale de la canne a sucre. Pour trouver des douches c'est un peu un parcours du combattant. En general en Uruguay les campings sont quasi inexistants (tout comme les cartes postales d'ailleurs), donc on peut camper gratuitement, mais trouver des douches et des toilettes n'est pas toujours chose aisee, dans le nord. Un touriste est une personne tellement etrange ici..
Idees de sculptures, de futurs dessins et d'installations, je tente des micro-sculptures de voyage, qui ne pesent pas trop car il faut les porter.. Frustre de ne pouvoir mettre ca en oeuvre faute de materiaux, de poids, d'outils, d'atelier.... mais c'est egalement le defi de cettre residence nomade, ne pas s'encombrer, epurer les materiaux et les idees, consommer moins pour mieux sculpter les idees.. photos, dessins, artchivages et prélevement sont notre quotidien du voyage avec l'effort physique et le soleil ecrasant, la phase création-fabrication se fera a Atlantida pour preparer l'exposition a la maison de la culture ou la bibliotheque Idea Vilarino.Apres-demain nous irons au Bresil, direction Artigas (en Uruguay), lieu des pierres semi-precieuses (amethystes, aigues marines..).
une carafe en boite de conserve. Simple et efficace.
Interview pour presenter le projet Atlantide a la radio locale CW39 de Paysandu. c'etait en direct mais je ne l'ai su qu'apres, du coup, pas d'enregistrements..
Arrivee a Paysandu, une grosse journee de velo hier, entre une mauvaise route (une piste en fait) oú nous avons perdu notre roue gauche (image en dessous), soudure sur acier sous un soleil de
plomb, bien 50 kms de parcourus. Connexion aujourd'hui depuis l'Alliance Francaise oú nous avons rencontre la directrice.
4eme reparation de la charette. La roue voilee a deja ete changee a Nuevo Berlin. Sur une piste de terre et de pierre une soudure d'une patte a de nouveau lache. reparation de fortune au fil de fer avec un voisin, nous trouvons une ferme ou un employe accepte de nous aider a la reparer,. Soudures neuves, renforts, elle roule beaucoup mieux qu'avant!
Courte expedition de trois jours sur l'ile Filomena dans le parc national Esterro Farapos, visite guidee en "lancha" par le garde parc. Ce passionne de nature nous abreuve de details sur la
biologie, la faune et flore qu'il connait parfaitement: Il est aussi apiculteur, ses abeilles seront nos seules compagnes durant cette retraite.
Sur la route les pneus eclates, les animaux ecrases, les klaxons... et les barbeles de partout. Ici la propriete privee etouffe!. Dur de se trouver un coin pour camper.
¡Hola!
Premiere connexión internet depuis notre depart de la ville de Atlántida.
Nous sommes arrives a Mercedes, dormant chaque soir dans differents endroits, parcs publics, camping sauvage quand on reussi a trouver, ..
Mal Abrigo, mauvais lieu, la pólice nous a propose comme seule alternative de dormir dans l·anciene decharge publique. Visiblement, c·etait trop d·efforts pour eux.
A San Jose les soudures de la charette ont lachees, nous avons trouve des artisans locaux qui nous ont repare cela gratuitement, en soutien a notre aventure. Visite du minuscule musee
paleontologique de Mercedes, tour dans la ville au bord du rio negro.
Dans beaucoup de villes construites recemmemt, ici Mercedes, mais ailleurs Sibu a Borneo, ou autre, la culture est vraiment marginale, et plutot pauvre. Ainsi on met fortement en valeur a peine
une dizaine de sculptures de villes, indifferement de leur valeur artistique, car il n·y a pratiquement rien. Point de culture indigene ici, les Charruas ont ete extermines par les colons en
1833, les derniers furent exposes a Paris lors d·une exposition universelle et momifies afin de mieux les etudier.
Flying rat
Surpris dans son environnement naturel aux environs de la ferme de Atlantida.
Espèce endémique de l'Uruguay que l'on croyait disparue, nous avons pu l'observer par l'intermédiaire d'un biologiste local qui l'a redécouvert en 2014 et l'étudie depuis.
Petite excursion de 3 jours à Cabo Polonio au nord est. Des cabanes peintes dont certaines servent encore aux pêcheurs. Nous fêtons la pleine lune, rencontre avec les loups de mer, inspirations
de dessins, collecte d'os de loups de mer (omoplate, côtes et phalange de nageoire). Plus cher qu'ailleurs car touristique, il s'agit d'un parc national, plus aucune cabane ne peut y être
construite depuis 20 ans. Cabo Polonio forme un isthme de 3 kms d'avancée sur l'océan. Ancienne île, le rattachement s'est fait par le dépôt de sédiments dû à des courants marins opposés venant
du nord (chaud) et du sud (froid).
Un oeuf de requin. On trouve également beaucoup d'oeufs de tortue translucides d'un diamètre variant de 4 à 5 cm en moyenne.
La ferme "La Huella del Ñandu", notre camp de base
Montevideo et une session pèche au filet avec Ivan